Le fantôme de l’épouse

 Une jeune femme tomba malade et, à l’agonie dit à son mari : «  Je t’aime tant, je ne veux pas te quitter. Ne m’abandonne pas pour une autre femme ou mon fantôme viendra te hanter. »
Elle ne tarda pas à mourir et le mari respecta son dernier vœu pendant trois mois.

Mais il fut ensuite amoureux d’une autre femme et se fiança.

Un fantôme apparut alors toutes les nuits pour lui reprocher de ne pas avoir tenu sa promesse.
Ce fantôme était particulièrement intelligent. Il répétait à l’homme tout ce qui se passait entre sa fiancée et lui. A chaque fois que le fiancé offrait à sa bien aimée un présent, le spectre en faisait une description détaillée. Il répétait même les conversations et importunait l’homme à un tel point qu’il ne pouvait dormir.

A bout de force, il se résolut à aller voir un maître Zen pour lui demander de l’aide. « Ta première femme est devenue un fantôme et connaît tous tes faits et gestes, résuma le maître, ce doit être un fantôme très intelligent. Tu devrais l’admirer. A sa prochaine apparition, propose-lui un marché ; dis-lui que, puisque tu ne peux rien lui cacher, tu vas rompre tes fiançailles et demeurer célibataire, à condition qu’il réponde à une question. »

« Quelle question ? » dit l’homme.

« Prends une grande poignée de riz et demande-lui combien il y en a.  S’il ne peut répondre à cette question, tu sauras alors que ce spectre est issu de ton imagination, et il cessera alors de te hanter. »

La nuit suivante, lorsque le fantôme apparut, le mari le félicita de savoir tant de choses.

« Oui je sais même que tu es allé voir un maître Zen aujourd’hui. »
« Puisque tu es si fort, dis-moi combien il y a de grains de riz dans ma main », demanda l’homme.
La question resta sans réponse.
Le fantôme avait disparu.

 Quelle morale tirez-vous de cette histoire ?

Les écoles du bouddhisme

 Je vous ai déjà parlé du bouddhisme dans son ensemble. Maintenant que cette notion est plus claire – du moins, je l’espère – je vais tâcher de décrire brièvement et de façon juste les principales écoles du bouddhisme !

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Après la mort du Bouddha, ses enseignements se sont propagés dans l’Inde principalement, puis progressivement dans les pays voisins, jusqu’aujourd’hui, où une Occidentale telle que moi écrit sur le sujet !

Quoi qu’il en soit, on s’accorde pour dire que c’est suite à la mort du Bouddha qu’a eu lieu la division du bouddhisme en plusieurs branches.

Pour commencer, le bouddhisme theravāda est, je crois, le plus connu d’entre tous, répandu majoritairement en Asie du Sud et du Sud-Est. Cette forme du bouddhisme est considérée comme la plus proche de la doctrine originelle du Bouddha : les disciples de cette école accordent une grande importance – en général – aux règles monastiques. Le bouddhisme mahāyāna est quant à lui moins « austère » que le theravāda, au sens où c’est une école plus tolérante en ce qui concerne la pratique. Cette école se distingue notamment par sa doctrine de la vacuité (pour ceux qui sont intéressés, cliquez ici) mais ça, c’est une autre histoire. Le courant zen découle de cette école ! En ce qui concerne le bouddhisme vajrayāna, disons qu’il s’agit d’un mélange d’éléments du yoga indien et de l’école bouddhiste mahāyāna. On dit que cette école est proche du shivaïsme et de l’hindouïsme du fait qu’elle contient certains éléments du yoga indien. On l’appelle également bouddhisme tantrique. Pour finir, nous ne manquerons pas de citer le bouddhisme s’étant développé au Tibet, sobrement appelé bouddhisme tibétain : cette école est très connue du fait que le Dalaï-Lama en est membre.

Voilà, en bref, l’essentiel de ce qu’il y a à savoir sur les écoles du bouddhisme ; si vous en retenez la moitié, c’est déjà très bien !

N’hésitez pas à me faire remarquer mes erreurs ou à poser vos questions !

Qu’est-ce que le bouddhisme ?

J’ai pensé qu’il était un peu bête de créer un blog dont le sujet principal est le bouddhisme sans réellement parler à aucun moment de ce qu’est le bouddhisme. Aussi, je vais essayer dans cet article de clarifier cette notion un peu floue pour la majorité des Occidentaux, en espérant ne pas être trop subjective dans mes dires ! Je vais également essayer de faire aussi court et synthétique que possible, histoire de ne pas paumer la moitié des lecteurs dès les premières lignes !

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Commençons par dire que le bouddhisme existe depuis plus de 2500 ans, et que, grossièrement, il s’agit de « la manifestation de l’existence du Bouddha, de son enseignement (Dharma) et du Sangha (ordre des moines) » selon Min Thin-Oen, de Buddhaline. Cette définition me paraît claire et juste. Il faut savoir qu’il existe un débat sur le statut du bouddhisme (religion ou philosophie ? En ce qui me concerne, je penche pour la seconde option) ; plus important encore, Bouddha n’est pas un dieu ! Celui que l’on nomme ainsi a existé, c’était un homme comme les autres, à la différence près qu’il était prince. Néanmoins, cette information a déjà été contredite : d’autres disent qu’il était le fils du chef d’un village. Quoi qu’il en soit, il ne faut pas oublier que la vie de Bouddha a été mythifiée, déformée : aussi, nous pouvons facilement remettre en question tout ce qui pourrait se dire au sujet de son existence. Par ailleurs, Bouddha signifie « éveillé » (ayant atteint la sagesse suprême) : le véritable nom de celui que l’on appelle ainsi est Siddhārtha Gautama.

Vous l’aurez compris, c’est suite à cet éveil que Siddhārtha a été nommé Bouddha. Cet éveil, il l’a connu en prenant conscience de la souffrance humaine et en y cherchant un remède. On dit que c’est en méditant profondément que Bouddha comprit quelles sont les causes et remèdes de la souffrance humaine. Suite à cet éveil, il délivra de nombreux enseignements jusqu’à sa mort…mais ça, j’y reviendrai plus tard !

 

Cet article vous a t-il éclairci sur certains points ? N’hésitez pas à poser des questions !

La métaphore de la route ~ Andy Puddicombe

J’ai déjà parlé à plusieurs reprises de laisser passer ses pensées, ici par exemple. Cependant j’admets que pour certains, l’idée peut demeurer assez floue, et c’est légitime. Vous serez tentés de croire que je suis payée pour faire de la pub à certains auteurs, mais que nenni  (et pourtant j’aimerais beaucoup): pourtant je vais à nouveau vous parler d’Andy Puddicombe et de son excellent Cours de méditation en citant un passage dans lequel il nous raconte quelle métaphore son professeur de méditation a utilisée pour l’aider à laisser passer ses pensées.

<< Il a commencé par me demander de m’imaginer assis au bord d’une route très passante, les yeux bandés. « Vous entendez peut-être un bruit de fond, les voitures qui passent, mais vous ne pouvez pas les voir car vous avez un bandeau sur les yeux, d’accord ? »
Je me suis imaginé assis dans l’herbe sur le bord d’une autoroute et j’ai acquiescé en hochant la tête.
Il poursuivit : « Avant de commencer à méditer, il se peut que vous ayez une sensation similaire. Avec tout ce bruit de fond dans votre esprit, toutes ces pensées, quand vous vous asseyez pour vous détendre ou quand vous vous couchez, vous avez l’impression que ce bruit continue. » Il était difficile de ne pas être d’accord, car je ressentais en effet ces bruits de fond ou cette agitation incessante dans mon esprit, même quand je n’étais pas conscient de chaque pensée prise individuellement.
« Maintenant, imaginez que vous retirez le bandeau. Vous voyez clairement la route, votre esprit, pour la première fois. Vous voyez les voitures qui filent, leurs différentes couleurs, formes et tailles. Parfois, le bruit produit par une voiture vous attire, d’autres fois c’est son apparence C’est ce qui se produit la première fois que vous retirez le bandeau. »
Il se mit à rire doucement « Vous savez, c’est souvent à ce stade que les gens qui apprennent la méditation disent des choses très amusantes. Ils disent que c’est à cause de la méditation que ces pensées et sentiments apparaissent. Vous rendez-vous compte ? », me dit-il d’un air moqueur. « Ils viennent me voir et me disent ; « Je ne sais pas ce qui se passe ni d’où viennent toutes ces pensées. D’habitude, je ne pense pas autant, cela doit être la méditation qui me fait penser tout le temps. » Ils croient que la méditation fait en quelque sorte empirer la situation. »
Il reprit son sérieux pour reprendre le fil de sa démonstration.
« Alors, la première chose à bien comprendre est que la méditation ne vous fait pas penser ! Tout ce qu’elle fait, c’est qu’elle éclaire vivement votre esprit pour que vous le voyiez plus clairement. Cette lumière vive est la conscience. Vous n’aimerez peut-être pas ce que vous voyez quand la lumière est allumée, mais c’est le reflet clair et précis de la manière dont votre esprit se comporte au quotidien. »
[…] « C’est à cela que l’esprit ressemble au départ, m’a-t-il dit doucement. Pas seulement le vôtre, tous les esprits. C’est pour cela qu’il est important de l’entraîner. Quand vous le voyez si confus, il est très difficile de savoir quoi faire avec. Pour certaines personnes, il est même difficile de ne pas paniquer. Certaines personnes essaient parfois d’arrêter les pensées par la force. D’autres fois, elles essaient de les ignorer, de penser à quelque chose d’autre. Ou alors, si ces pensées sont vraiment intéressantes, elles les encouragent et s’y impliquent. Mais toutes ces tactiques ne sont qu’un moyen d’essayer d’éviter la réalité. Pour en revenir à l’image de l’autoroute, c’est comme si vous vous leviez et fonciez vers les voitures pour essayer de contrôler la circulation. » Il fit une pause, puis ajouta en riant : « C’est une stratégie plutôt risquée ! »
[…] Mon professeur a poursuivi en me faisant une suggestion : « J’ai une idée. Plutôt que de vous lancer dans le trafic pour essayer de tout contrôler, pourquoi ne pas essayer de rester où vous êtes pendant quelques instants ? Que se passerait-il ? Que se passe t-il si vous restez sur le côté et regardez les voitures passer ? C’est peut-être une heure de pointe, et la route est bien encombrée. Ou alors c’est le milieu de la nuit, il n’y a que quelques voitures qui passent de temps à autre. Peu importe. L’objectif, c’est que vous vous habituiez à « rester à votre place » sur le côté de la route et à regarder la circulation. » >>

Pourquoi ne pas essayer ?

Une journée de Pleine Conscience ~ Thich Nhat Hahn

Nous sommes en novembre, et mine de rien, la fin de l’année est bientôt là (et surtout la fin du monde selon certains). Alors j’espère que vous avez fait tout ce que vous aviez à faire, sinon c’est mort (aha, trait d’humour spirituel!). Donc je me suis dit : pourquoi ne pas suggérer à mes lecteurs chéris une bonne résolution pour 2013 ? Je n’ai trouvé aucune réponse, alors voilà ce que j’ai à proposer : pourquoi ne pas s’inspirer de la journée de Pleine Conscience que nous suggère Thich Nhat Hahn (encore lui!) dans Le miracle de la pleine conscience (encore ce livre!). Vous ne voyez pas de quoi je parle, c’est normal ! Aussi, voici des extraits de ce chapitre afin de vous expliquer de quoi il en retourne !

Thich Nhat Hahn l’admet, mettre en pratique chaque jour la Pleine Conscience est loin d’être aisé. C’est pourquoi il suggère à ses nouveaux « disciples » une sorte de rituel à mettre progressivement en place : un jour par semaine sera une journée de totale Pleine Conscience. Thich Nhat Hahn le dit : « Sans elle, nous nous perdrions rapidement dans une vie inquiète et agitée, et nos réponses aux problèmes seraient de moins en moins appropriées. Quel que soit le jour choisi, considérons-le comme la journée de la Pleine Conscience ».

Voici donc l’essentiel de ses conseils afin de créer votre journée de Pleine Conscience.

<< Pour établir une journée de Pleine Conscience, trouvez un moyen de vous souvenir, dès le moment où vous ouvrez les yeux, que cette journée est votre journée de pratique. Par exemple, vous pouvez accrocher, au plafond ou au mur, une feuille de papier avec les mots Pleine Conscience, ou encore une pomme de pin – n’importe quoi qui vous rappelle au réveil : « Aujourd’hui, c’est mon jour ».

Alors que vous êtes encore allongé dans votre lit, commencez à suivre doucement votre respiration […] Puis, au lieu de vous lever d’un bond comme d’habitude, redressez-vous et sortez du lit de façon à ce que chacun de vos mouvements nourrisse votre attention. Ensuite, accomplissez vos gestes du matin […] d’une manière calme et détendue, attentif à chaque action. Suivez votre respiration, sans vous en écarter ni vous laisser disperser par vos pensées.

Chaque mouvement doit être fait calmement. Mesurez vos pas avec de longues et paisibles respirations. Maintenez votre demi-sourire.

Quelle que soit l’activité, faites-la doucement, tranquillement, en Pleine Conscience. N’accomplissez aucune activité avec l’idée de vous en débarrasser. […] Appréciez votre tâche, ne faites qu’un avec elle.

Pour les débutants dans la pratique, il est préférable de maintenir une atmosphère de silence tout au long de la journée. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas parler du tout. Vous pouvez parler, vous pouvez même chanter mais, si vous le faites, soyez totalement attentif à ce que vous dites ou chantez, et réduisez ces moments au minimum.

Vivez le moment présent. Seul cet instant présent est vie. Ne vous attachez pas au futur. Ne vous inquiétez pas de choses que vous avez à faire. Vous n’avez nul besoin de vous lever pour faire quoi que ce soit, nul besoin de penser à partir.

Une telle journée est cruciale. Son effet sur les autres jours de la semaine est incommensurable. Il y a dix ans, grâce à de telles journées de Pleine Conscience, thay Thanh Van et nos autres sœurs et frères de l’Ordre Tiep Hien (Ordre de l’Inter-Être) furent en mesure de surmonter des périodes très difficiles. […] Cette journée influencera les autres jours de la semaine, vous permettant progressivement de vivre toute la semaine en Pleine Conscience. >>

Alors ? Envie d’essayer ?

N’oubliez pas de sourire !

On ne peut plus dire que l’automne approche, parce qu’il est déjà là et se fait franchement remarquer. Autour de moi, ces temps-ci, personne ne va vraiment bien, l’ambiance générale est au tirage de tronche, alors j’ai décidé de faire un rappel puisque que visiblement, cet article n’a servi à rien ! Alors on reprend depuis le début : je vous propose à nouveau un petit exercice présenté dans Le miracle de la pleine conscience de Thich Nhat Hahn dont vous savez que je suis une grande fan maintenant.

<< Le demi sourire le matin au réveil ~ Accrochez une branche, un signe, ou même le mot « sourire » au mur ou au plafond, de façon à ce que vous le voyiez dès que vous ouvrez les yeux. Ce signe vous aidera à vous le rappeler. Utilisez les secondes précédant votre lever pour prendre contact avec votre respiration. Inspirez et expirez trois fois en douceur en amenant le demi-sourire. Suivez votre respiration. >>

Et vous, pensez-vous à sourire ?

Leçons de pleine conscience ~ Jon Kabat Zinn

Aujourd’hui j’ai sélectionné quelques passages du livre Méditer, 108 leçons de pleine conscience de Jon Kabat-Zinn, un livre riche en enseignements spirituels. J’espère qu’ils vous inspireront ! Je publierai de nouveaux extraits si cet article vous plaît.

<< Plein coeur ~ Dans les langues asiatiques, un même terme désigne la conscience et le coeur. Aussi, quand on entend « pleine conscience », il faut aussi entendre intérieurement « plein coeur » si l’on veut saisir sa portée comme concept, et surtout comme façon d’être.

La meilleure façon de prendre soin du futur est de prendre soin du présent maintenant 

Chez soi ~ Être présent est loin d’être trivial. C’est peut-être le travail le plus dur du monde. Oubliez le « peut-être ». C’est vraiment le travail le plus dur du monde – du moins maintenir la présence.

Tout moment ~ Demeurer dans la conscience à tout moment implique de s’en remettre à tous ses sens, d’entrer en contact avec des paysages intérieur et extérieur formant un tout indivisible et donc avec toute la vie qui se déploie avec plénitude à tout moment et partout où l’on se trouve, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Transformation et guérison ~ La pleine conscience n’apaise peut-être pas notre immense douleur en toutes circonstances. Mais elle ouvre plus largement ses bras pour recueillir tendrement et connaître intimement notre souffrance en toutes circonstances, ce qui s’avère transformateur et curatif.

Même le présent le plus court est à la fois une manière de pénétrer le présent et de poursuivre son chemin >>

Les concepts du Zen

Le bouddhisme Zen comprend 5 concepts qu’il est important de bien connaître afin de mieux comprendre cette philosophie. Les définitions qui suivront sont tirées du site très clair et complet Bouddhisme Zen. Je vous conseille de le visiter si vous souhaitez en savoir plus !

Mushotoku : méthode d’éducation liée au Zen et aux arts martiaux japonais. Ce terme signifie « esprit qui ne cherche pas à obtenir ». Sans sa pratique, Zazen s’avère inauthentique puisqu’il définit l’attitude où l’esprit ne s’attache à rien et ne s’attend à rien (objet, pensée, résultat voire profit). En outre, il prescrit au pratiquant l’abandon du soi, la concentration sur le moment présent, sans toutefois verser dans l’égocentrisme. Si l’esprit se fixe sur un point particulier, la sagesse ne peut être peaufinée puisque obnubilée par des concepts erronés.

Hishiryo : signifie « penser sans pensées ». Il s’agit d’une attitude utilisée pendant Zazen. Elle vise à pratiquer la non-pensée en laissant passer les réflexions, en ne leur accordant aucune attention spécifique. Ainsi, en cet état d’esprit précis, la conscience Hishiryo se manifeste et permet d’élargir l’esprit, l’inconscient. Il offre par ailleurs la chance d’obtenir une alliance parfaite entre corps, esprit et cosmos.

ZanshinZanshin est un terme utilisé dans le cadre de la pratique d’arts martiaux japonais. Il est lié à un état de conscience, une vigilance active face à une menace potentielle. Il consiste en une concentration maximale, sans toutefois avoir un but précis, un objet spécifique et doit être présent avant, pendant et après la menace, le danger potentiel. Cet état d’esprit et de conscience se doit de ne pas être visible aux yeux des autres, tel un chat qui guette sa proie. Avec Zanshin, on domine en permanence la menace dans l’optique de l’éliminer définitivement.

Satori : raison d’être du Zen pour certains, satori est un terme bouddhiste signifiant « l’illumination », l’éveil spirituel. Il désigne une expérience qui se prolonge, qui se peaufine, afin d’en faire un état éventuellement permanent. Comme le bouddhisme zen voit en l’éveil une expérience transitoire dans la vie, une espèce d’épiphanie, le satori est l’état qui définit cette fabuleuse transition.

Shikantaza : concept de l’école Zen Soto décrivant la méditation Zazen ou signifiant littéralement « juste s’asseoir ». L’idée qui en découle est que Zazen se doit d’être pratiqué en tout « laisser aller », sans interrogations, sans attentes. Juste en s’asseyant en état de concentration et d’attention. Il vise à laisser les pensées et les sensations surgir, sans prendre d’action à leurs égards, les laisser défiler sainement, afin de leur permettre de se résorber d’elles-mêmes.

De l’eau pour un enfant

L’association 1001 Fontaines me donne aujourd’hui l’occasion de prouver encore que je suis quelqu’un de formidable (mais oui, vous le saviez déjà!) : grâce au joli petit badge que vous pouvez zyeuter sur la droite de mon blog, un don sera fait à l’association afin de permettre à un petit Cambodgien ou Malgache d’avoir accès à de l’eau potable ! 

Alors, si vous aussi vous voulez à la fois prouver que vous êtes aussi formidable que moi et aider un enfant dans le besoin, cliquez ICI !

Merci pour eux !

Où est le bonheur ?

Ce soir, j’ai ouvert mon carnet de notes, et j’ai trouvé une page abîmée sur laquelle j’avais écrit il y a maintenant longtemps un adage tibétain.

<<Chercher le bonheur en dehors de nous, c’est comme attendre le soleil dans une grotte orientée vers le Nord>>

Bien sûr, si j’ai noté cette phrase, c’est qu’elle me parle. Mais alors j’ai eu envie de partager ce qu’elle m’inspire avec vous, parce que je crois que ce n’est pas totalement dénué de sens (sinon, je me serais abstenue de me ridiculiser sur le Net). 

Grossièrement, il s’agit d’être conscient qu’on ne peut compter que sur soi-même pour être heureux. C’est peut-être triste à dire, mais nous ne devons pas chercher le bonheur ailleurs qu’en nous-mêmes : je pense que s’il est possible que quelqu’un ou une situation nous rende heureux, il ne pourra s’agir que d’un bonheur instable et nécessairement éphémère. J’aurais bien sûr aimé avoir des tas d’exemples à vous donner pour illustrer mes propos, mais rien ne me vient d’autre que les moines zen. Ils trouvent la paix en eux par le biais de la méditation, de la Pleine Conscience. Et certains d’entre eux, même torturés, privés de tous leurs biens et des êtres qu’ils aimaient, disent avoir malgré tout connu un état de profonde tranquillité intérieure. Dans le bouddhisme, il y a un terme pour cela : sukha. Sukha est bien plus profond que la joie, la satisfaction et la jouissance, qui sont éphémères. Et rien ni personne ne peut vous faire atteindre cet état, à par vous-mêmes ! Alors ne cherchez plus. C’est du moins ce que je crois.

Et vous, où pensez-vous qu’est le bonheur ?