La bulle rose ~ Shakti Gawain

La visualisation créatrice semble mal perçue, un peu comme un truc mystique, pratiqué par des gens louches… C’est plutôt dommage ! Alors aujourd’hui, nous allons démystifier cette pratique avec un exercice de Shakti Gawain (encore!) tiré de son livre Techniques de visualisation créatrice (encore!).  Cet exercice permet également de se relaxer profondément. Sachez simplement que la visualisation créatrice n’est pas une science, alors, vous êtes totalement libres d’inventer des exercices qui vous correspondent le mieux, le but étant de visualiser ce que l’on désire

<< La technique de la bulle rose 

Asseyez-vous ou allongez-vous confortablement, fermez les yeux et respirez profondément, lentement et naturellement. Détendez-vous progressivement, de plus en plus complètement. Imaginez quelque chose que vous aimeriez voir se réaliser ; imaginez que c’est déjà fait ; représentez-vous cela aussi clairement que possible. Dans votre esprit, entourez maintenant cette image mentale d’une bulle rose ; mettez votre projet dans cette bulle. Le rose est associé au coeur, et si cette vibration de couleur environne ce que vous visualisez, vous n’obtiendrez que ce qui correspond parfaitement à votre être. La troisième étape consiste à laisser la bulle s’échapper et à l’imaginer flottant dans l’univers, renfermant toujours votre vision. Cela symbolise votre détachement émotionnel de cet objectif. La bulle est désormais libre de flotter dans l’univers à son gré, attirant et accumulant l’énergie nécessaire à la réalisation du désir qu’elle transporte.

Vous n’avez rien d’autre à faire.  >>

Un exercice de visualisation créatrice ~ Shakti Gawain

 

Histoire de vous donner une idée plus claire de ce qu’est la visualisation créatrice (et aussi pour désacraliser cette pratique qui n’a rien de religieux). Cet exercice peut servir en quelque sorte d’introduction à la visualisation créatrice : il est tiré du livre de Shakti Gawain, Techniques de visualisation créatrice.

Tout d’abord, pensez à quelque chose qui vous ferait plaisir. Choisissez quelque chose de simple, facile à imaginer. Il peut s’agir d’un objet que vous aimeriez posséder, d’un événement que vous voudriez voir se produire, d’une situation dans laquelle vous aimeriez vous trouver ou d’un aspect de votre vie que vous souhaiteriez améliorer.

Installez-vous confortablement, assis ou couché, dans un endroit calme où vous ne risquez pas d’être dérangé. Détendez complètement votre corps, en commençant par les orteils et en remontant jusqu’au sommet de la tête ; pensez à détendre chaque muscle tour à tour, laissant toutes les tensions s’éliminer de votre corps. Respirez profondément et lentement, avec le ventre, et comptez à rebours de dix à un en ressentant que votre corps se détend de plus en plus au fur et à mesure que vous comptez.

Lorsque vous vus sentez profondément relaxé, commencez à imaginer l’objet de votre désir, dans ses moindres détails ; figurez-vous que vous êtes avec cet objet, que vous l’utilisez, l’admirez, l’appréciez, le montrez à vos amis. Si vous désirez travailler sur une situation ou sur un événement, placez-vous dans la scène et imaginez que tout se déroule comme vous le souhaitez ; mettez-y même les propos des différents personnages ou tout autre détail pouvant rendre le tableau le plus réel.

Vous pouvez imaginer tout cela en un clin d’œil ou bien en vous accordant quelques minutes, selon ce qui vous convient le mieux. Amusez-vous : cette expérience doit être tout à fait agréable, soyez comme un enfant qui rêve à ses cadeaux d’anniversaire.

Maintenant, tout en gardant à l’esprit l’image ou l’idée, formulez mentalement une affirmation très positive, quelques mots du genre : « Me voilà en week-end à la montagne, c’est merveilleux, quelles vacances réussies ! ». […]

Ces assertions positives, appelées affirmations , sont de la plus haute importance en visualisation créatrice ; nous y reviendrons de façon plus détaillée.

Terminez toujours votre séance de visualisation en vous disant fermement :

« Ce désir, ou quelque chose de mieux encore, se réalise maintenant pour moi de la manière la plus satisfaisante et harmonieuse, et pour le plus grand bien de tous. »

Shakti Gawain finit par donner quelques conseils : ne luttez pas contre les pensées contradictoires, laissez-les traverser votre esprit sans y prêter attention (comme dans la méditation) ; n’utilisez cette méthode que si elle ne lèse personne ; ne poursuivez que si le processus demeure agréable, et enfin pratiquez le plus souvent possible. L’exercice peut durer cinq minutes ou une demie-heure, en fonction de votre préférence. 

La visualisation créatrice

On pourrait, plus simplement, appeler la visualisation créatrice l’imagination.

C’est un principe fondamental très simple, en réalité : ce qui existe aujourd’hui a d’abord été le fruit de l’imagination de quelqu’un, une idée. Une image dans l’esprit d’un homme, peut-être floue et imprécise. Mais l’essentiel, c’est que toute chose est visualisée avant d’être.

Aussi, j’en conviens, trouver un nom aussi farfelu à un processus aussi naturel que l’imagination donne l’impression de quelque chose de très complexe. Mais il faut garder à l’esprit qu’à l’origine, avant d’être pourvue d’un nom, ce qu’on appelle visualisation créatrice existait déjà : seulement, il s’agissait d’un processus ignoré. L’exemple par excellence se situe dans le domaine de la médecine. Nous le savons, cela a été prouvé : l’état de santé d’une personne a plus de chances de s’améliorer si on y met « de la bonne volonté ». Mais c’est là qu’Émile Coué (1857-1926), pharmacien et psychologue français bien connu pour sa méthode, précise que l’imagination a bien plus de pouvoir que la volonté seule. Il est l’inventeur de ce qu’on appelle aujourd’hui autohypnose ou autosuggestion. Coué découvrit que chacun est influencé par ses propres croyances, souvent limitantes.

Emile Coué

Croyance limitante

« Toutes affirmations ou convictions qui empêchent un individu d’atteindre son plein potentiel. Elles incluent également les idées fixes où une pensée fonctionne comme une vérité qui fait agir la personne de façon automatique. »

Définition par psycho-travail.com

Des exemples typiques de croyances limitantes sont les bien connus : « je suis trop vieux pour ça », « ça finit toujours mal » et l’éternel « personne ne m’aime ». Pourquoi nous conditionner à vivre des choses négatives ?

Ces croyances sont des généralisations qui nous sont propres et sont bâties sur notre expérience personnelle et nos préjugés issus de notre milieu familial et/ou socioculturel, en grande partie.

Elles sont comme un voile qui entrave notre vision de la réalité et la fausse.

Ainsi que le disait le Docteur Edward Bach :

 <<Toute maladie n’est que la conséquence des influences que nous avons subies. >>

Aussi, Coué citait ce texte Blaise Pascal afin d’exprimer le rôle de l’imagination et de la volonté :

Chacun d’entre nous est capable de marcher sur une planche de 10 mètres de long et de 25 centimètres de large si celle-ci est posée sur le sol. Supposons que cette planche soit placée entre les deux tours d’une cathédrale, peu de personnes seront prêtes à s’élancer ! Malgré tous les efforts de volonté possibles, la chute est quasiment inévitable. Dans le premier cas, l’imagination nous dit que la traversée était facile, dans le second, nous imaginons la chute 

A lire : Shakti Gawain ~ Techniques de visualisation créatrice