Le paradigme

Aujourd’hui, je veux partager avec vous un extrait de l’excellent livre Le Zen et l’art d’être heureux de Chris Prentiss qui en dit long sur le pouvoir de notre esprit et l’importance de la volonté.

« Au début du vingtième siècle, selon la théorie dominante, il était impossible qu’un athlète parcoure un mile en mois de quatre minutes. Les médecins de cette époque affirmaient que d’un point de vue physiologique, l’homme n’était pas assez solide. Le coureur serait mort avant que cet exploit puisse être accompli. Quant aux ingénieurs, ils avançaient que l’aérodynamisme du corps humain était tel qu’il était impossible qu’un homme parcoure un mile en moins de quatre minutes.

Cette croyance semblait vraie car des milliers et des milliers de coureurs avaient essayé de battre ce record et ils avaient tous échoué. C’est la puissance du paradigme. Il paralyse tous ceux qui y croient et il rend apparemment impossible de passer de l’autre côté de cette barrière invisible.

Malgré tout, le 6 mai 1954, Roger Bannister a parcouru un mile en 3 minutes et 59,4 secondes. Il a réalisé une percée à travers le paradigme existant. A peine six semaines plus tard, John Landy, un Australien, a parcouru un mile en 3 minutes et 58 secondes et à la fin de l’année 1957 seize autres coureurs avaient parcouru cette distance en moins de quatre minutes.

Aujourd’hui, de nombreux coureurs courent régulièrement un mile en moins de 4 minutes, et un homme, John Walker, l’a fait plus de cent fois. »

Cet exemple nous rappelle combien il est important de remettre ses certitudes en question, mais aussi d‘avoir confiance en soi. Il est bon aussi de chercher à identifier ses croyances limitantes.

Pour compléter cet extrait, voici un petit diaporama très intéressant sur ce qu’est un paradigme : cliquez ici !

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Je profite de cet article pour vous remercier : aujourd’hui, Zen Uchi a un an et compte 71 abonnés ! Ce n’est pas énorme mais c’est beaucoup comparé à ce à quoi je m’attendais en le créant. Par le biais de ce blog, j’ai rencontré de nombreuses personnes très intéressantes avec qui j’ai eu des échanges enrichissants. Alors, merci de me lire, merci de faire vivre ce blog avec vos interventions, vos commentaires, bref, merci

Le sens de la vie

Quel est le sens de la vie ?

Voilà une question qui nous obsède depuis une éternité. Les philosophes comme les ignorants ont leur propre réponse (ou pas!), plus ou moins optimiste, plus ou moins cynique. Ce qui est certain, c’est qu’on ne peut prétendre détenir la réponse à cette question.

Chacun d’entre nous, que l’on soit milliardaire ou sans-abri, possède le droit de donner le sens qu’il le souhaite à son existence.  Nous portons chacun un regard différent sur l’existence, et c’est la nature de ce regard qui obscurcit ou éclaire notre vie.

Certains ne parviennent pas à trouver leur sens de la vie, et cela les obsède. Certains sont adeptes du Carpe Diem, « cueille le jour »,  et leur vie s’en trouve plus légère. D’autres sont persuadés que leur existence est vaine, et qu’il est inutile de s’accrocher à la vie, quand celle-ci finira de toute manière par prendre fin.

Et vous, quel est le sens que vous avez donné à votre vie ?

Le jour où je me suis aimé pour de vrai ~ Kim & Alison McMillen

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place,
au bon moment.
Et, alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle,
n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation, ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts
et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer
de tout ce qui ne m’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans ,
j’ai abandonné les mégaprojets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime,
quand ça me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher
à toujours avoir raison et me suis rendu
compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir,
mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient un allié très précieux.

Kim & Alison McMillen

Les croyances limitantes ~ C’est quoi ?

Encore un peu de psychologie aujourd’hui. Je voulais vous parler des croyances limitantes, et je suppose que vous avez tous au moins une idée vague de ce que cela peut-être. Aussi, pour que les choses soient plus claires dès le départ, voici un petit conte que l’on peut trouver un peu partout, sur le Net et dans les livres, qui me permettra d’éclairer des propos peut-être flous.

 

<< Un jour, un homme trouva un jour un œuf d’aigle et le déposa dans le nid d’une poule. L’aiglon vit le jour au milieu d’une portée de poussins de basse-cour et grandit comme eux.

Toute sa vie l’aigle fit ce qu’une poule de basse-cour fait normalement. Il chercha dans la terre des insectes et de la nourriture. Il caqueta de la même façon qu’une poule de basse-cour. Et lorsqu’il volait, c’était dans un nuage de plumes et sur quelques mètres à peine.

Après tout, c’est ainsi que les poules de basse-cour sont censées voler.

Les années passèrent. Et l’aigle devint très vieux. Un jour, il vit un oiseau magnifique planer dans un ciel sans nuage. S’élevant avec grâce, il profitait des courants ascendants, faisant à peine bouger ses magnifiques ailes dorées.

« Quel oiseau splendide ! » dit notre aigle à ses voisins. « Qu’est-ce que c’est ? »

« C’est un aigle, le roi des oiseaux, » caqueta sa voisine. « Mais oublie ça. Tu ne seras jamais un aigle. »

Ainsi l’aigle n’y pensa jamais plus.

Il mourut en pensant qu’il était une poule de basse-cour. >>

Pour faire simple, une croyance limitante peut être triviale (« je suis laid ») ou bien plus problématique (le racisme est l’exemple par excellence). Ces croyances sont des interprétations basées sur notre vécu : que ce soit un événement ponctuel plus ou moins traumatisant ou bien la répétition d’une même situation déplaisante (et là je pense bien fort à tous ceux qui ont accumulé les partenaires amoureux foireux et qui pensent donc qu’ils ne sont pas faits pour être en couple, ou bien que tou(te)s les hommes/femmes sont pareil(le)s).

Vous l’aurez compris, ce genre de croyance est handicapante puisque nous voyons alors la réalité avec un filtre qui la fausse, celui que nous nous sommes fabriqué selon notre vécu.

De plus, il est difficile de démasquer ces croyances puisque souvent, celles-ci sont inconscientes. Un travail sur soi est nécessaire pour les identifier. Néanmoins, savoir que ces croyances existent est déjà une étape importante puisque cela permet d’entamer un processus de recherche. Bien souvent, il faut se tourner pour les trouver vers les traumas de l’enfance en particulier mais de notre vie dans son ensemble, les critiques qui nous ont atteints, les échecs et déceptions qui nous ont marqués… 

Pensez-vous avoir identifié certaines de vos croyances limitantes ?

Les sentiments : vers la simplicité ~ Guy Veyer

Au plus j’avance sur le chemin, au plus je vais, me semble-t-il,  vers l’authenticité et la simplicité ! C’est, en tout cas, ma recherche aujourd’hui.

Lorsque j’observe (j’essaie de le faire d’une manière la plus « neutre » possible), chez moi et chez les autres, nos comportements d’êtres humains, je me dit que nous essayons presque toujours de « retenir » les choses ou de les « projeter».

Quand je dit : « Je t’aime », par exemple, cela peut vouloir dire : « Je suis bien avec toi », ce qui est assez imprécis…
Est-ce que cela signifie, comme le dirait Thich Nhath Hahn : « Ma bien-aimée, je sens ta présence et j’en suis heureux », ce qui me semble tout de même plus authentique car je parle de que je ressens dans l’instant…
Ou bien, cela peut vouloir dire : « Là, je suis bien avec toi et d’habitude, la plupart du temps, je me sens bien auprès de toi », ce qui serait, n’est-ce pas, également plus précis…
Mais bien souvent, le « Je t’aime » a l’air de signifier : « Je me sens bien avec toi là pour l’instant et j’aime ton comportement en général, etc,… »

Je pense que nous ressentons quelque chose, qui nous rappelle des émotions passées et que nous voudrions retrouver indéfiniment. Comme si nous voulions retenir la vie, le temps qui coule…

Émotions, sentiments : quelle est la différence ? Est-ce que nos sentiments ne sont pas plutôt un désir (sentiment ou émotion ?) de prolonger nos émotions ?

Dans ma recherche d’authenticité, j’ai décidé de me concentrer sur mes émotions. C’est, me semble-t-il, la chose la plus « concrète », la plus « réelle » que je puisse ressentir puisque je peux les percevoir dans mon corps.
Elle sont liées à l’aspect physique de ma personne.

Je crois que, comme nombre de mes congénères (masculin et féminin), je n’ai pas appris à « vivre » mes émotions.
Je dirai même que mon éducation, mon conditionnement m’ont appris à « taire » mes émotions, à les enfouir au fin fond de moi (de mon corps).
Comme si cela était une tare d’exprimer la peur (« Mais non t’as pas peur ! »), la tristesse (« Arrête de pleurer ! Tu ne vas pas pleurer pour ça ! »), la colère (« Si tu piques ta crise, je te mets sous la douche ! »), la joie (« T’arrêtes de faire l’imbécile, oui ! »)…

Mais voyons un peu ces 4 émotions de base (*) :

* La peur et ses filles : le doute, l’angoisse, la honte (peur d’être jugé),…
* La tristesse et ses fils et filles : le chagrin, la mélancolie, la nostalgie,…
* La colère et ses filles : la rage, la violence, l’agressivité,…
* La joie et ses enfants : la gaité, le plaisir,…

Ces émotions sont « de base »
– parce qu’elle nous viennent de très loin, de nos ancêtres, les premières hommes et les première femmes lorsqu’ils étaient dans la survie. Certains animaux ressentent aussi des émotions, surtout les animaux domestiques mais on pourrait dire de ceux-ci qu’ils sont « contaminés » par lêtre humain…mais mêmes les animaux sauvages ont peur ou sans dans la joie…
– elles nous viennent du plus profond de notre être, de « nos tripes », certains diront de notre cerveau émotionnel (et on connait, entretemps et grâce, entre autres, à David Servan-Schreiber, le lien entre le cerveau émotionnel et le cœur et le corps
– elles sont liées au moment présent. En effet, elles sont des réactions immédiates de notre être à des évènements que nous vivons :

Le danger entraîne la peur, la séparation, la perte amènent la tristesse, l’attaque, l’agressivité, la menace provoque la colère, la découverte, la rencontre sans menace, le cadeau reçu donne la joie, la gratitude.
A leur tour, les émotions entraînent des actions : La peur nous pousse vers la fuite, la recherche de protection. La tristesse, le chagrin demandent l’écoute, la consolation. La Colère nous entraîne ver l’agressivité ou la demande de réparation. La joie nous donne l’envie d’exprimer et de partager…

Comme ces émotions sont issues de notre « animalité », il a été, sans doute, de bon ton au cours des siècles d’intellectualisation de l’être humain, de se distancier de ce côté-là de notre personne…

Cela fait plusieurs années que j’essaie de me « reconnecter » à mes émotions car je crois que c’est un chemin obligé et utile vers la connaissance de soi, vers l’authenticité, vers une amélioration de la qualité de ma vie de tous les jours et de mes relations avec les autres…

En étant à l’écoute de mes émotions au moment où elles se manifestent (car elles se manifestent toujours !), je prends conscience de ce qui vit en moi, je vis, de cette façon là aussi,  l’instant présent…

Tout le reste me semble superflu, illusoire…

(*) Les chinois y ont ajouté l’amour, la haine et le désir…

Guy Veyer

Émotions adaptées et émotions parasites

Une émotion fait son apparition de façon imprévisible, cependant il existe quatre émotions dominantes se déclinant en dizaines d’autres.

L’apparition des émotions

La peur apparaît quand on cherche à fuir une situation

La colère apparaît quand on cherche à combattre, à changer une situation

La tristesse apparaît quand on se sépare de quelque chose auquel on est attaché

La joie apparaît quand on s’unit à quelque chose qui nous attire

Extrait d’Un temps pour la méditation ~ Carl de Miranda

Nous pouvons alors définir une émotion comme un phénomène réactionnel interne. Ce phénomène se manifeste par de nombreux signes extérieurs, souvent embarrassants, par ailleurs (transpiration, tremblements, frissons, etc…).

Les émotions adaptées sont en adéquation avec la cause de leur apparition : leur intensité est conforme à la situation. Ces émotions-là ne provoquent aucun problème, aussi ne nous y attardons pas.

Les émotions inadaptées, quant à elles, sont en total déphasage avec la situation qui les provoquent. C’est une réaction totalement démesurée : prenons deux exemples récents. Moi hurlant à la mort à la vue d’un moustique de type cousin dans ma chambre, ou encore l’explosion volontaire de mon téléphone portable sur le sol suite à une dispute téléphonique avec mon cher et tendre. Voilà, c’est ça, c’est inadapté, vous en conviendrez. Une vague de terreur pour un insecte et un déferlement de violence pour un malentendu, ce n’est pas ce qu’on appelle des émotions adaptées.

Aussi, je partage avec vous cet exercice tiré d’Un temps pour la méditation de Carl de Miranda (que je recommande vivement au passage) afin de démasquer les émotions parasites.

Aujourd’hui et demain, essayez de sentir dans votre quotidien les moments où vous ressentez des émotions. Une fois l’émotion passée, demandez-vous s’il s’agissait d’une émotion adaptée ou bien d’une émotion parasite. Si vous vous sentez embarqué dans une série de pensées parasites, essayez de prendre du recul et de voir ce qu’il se cache derrière une émotion parasite.

Vous pouvez aussi faire cet exercice le soir en vous remémorant des moments de la journée en essayant d’y déceler les émotions.

Gardez à l’esprit que la plus grande partie de nos émotions sont inadaptées !

ICI un article très intéressant à ce sujet !

Pensées et réalité objective

« Le monde est plat » : aujourd’hui, entendre cela nous semblerait ridicule mais pourtant, cela a été tenu pour vrai par les hommes pendant bien  longtemps. Cependant, cette affirmation ne correspond en rien à la réalité : il s’agissait d’une représentation virtuelle, issue de l’imagination.

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Et c’est ici que nous nous trouvons un point commun essentiel avec nos ancêtres : lorsque nous disons « personne ne m’aime », est-ce une réalité objective ou bien une interprétation ?

Il est important de garder à l’esprit que la plus grande partie de nos pensées est inadaptée à la réalité, et pire encore, est néfaste.

Prenons pour illustrer ce principe un exemple bien connu : le passé et le futur existent-ils ? La question peut paraître idiote, complexe ou encore impossible à résoudre. Pourtant, c’est simple : la réponse est non (du moins, c’est mon avis, l’heure n’est pas au débat philosophique). Le passé et le futur ne sont que dans notre esprit : parce que nous nous remémorons et nous projetons. Mais le seul temps qui existe, c’est celui de l’instant présent.

Alors, quand nous nous trompons sur quelque chose d’aussi fondamental, pouvez-vous imaginer la multitude de choses au sujet desquelles nous nous trompons quotidiennement ?

Pouvez-vous identifier certaines de vos pensées comme étant des interprétations ?