Les objectifs concordants ~ Tal Ben-Shahar

Dans son excellent « Apprentissage du bonheur », Tal Ben-Shahar (docteur en philosophie dans la prestigieuse université d’Harvard) parle de ce qu’il appelle les « objectifs autoconcordants ». Il les définit comme « les buts que l’on se donne par pure conviction personnelle et/ou par le fait d’un intérêt marqué pour tel ou tel domaine ». Il précise que ce sont des objectifs que nous nous donnons tout en les trouvant agréables et chargés de sens. J’ajoute cependant une nuance au caractère agréable de ces buts : à mon sens, ils ne le sont pas toujours mais ont au moins l’intérêt de mener à quelque chose de signifiant pour nous.

Voici ce que propose Tal Ben-Shahar au sujet de ces objectifs :

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<<  Mettez par écrit ce que vous voulez vraiment faire dans chaque domaine clé de votre existence – de votre vie sentimentale à votre activité professionnelle. Pour chacun, prenez en compte les éléments suivants :

Les objectifs à long terme : objectifs concrets à parcours bien défini s’étendant sur une période de une à trente années. Ils doivent représenter un défi à relever, mettre vos limites à l’épreuve. N’oubliez pas qu’en ce qui concerne l’obtention du bonheur à long terme le facteur le plus important n’est pas de réaliser ou non vos objectifs mais de vous libérer au point de vous rendre capable de profiter de l’ici et maintenant, du voyage en soi. (exemple : vous voulez devenir écrivain)

Les objectifs à court terme : étape consistant à diviser et conquérir les buts à long terme. Que faut-il que vous fassiez cette année, ce mois-ci, aujourd’hui, pour atteindre vos buts à long terme ?  (exemple : puisque que vous voulez devenir écrivain, il faut que vous écriviez un livre – logique !)

Le plan d’action : que devez-vous faire ce mois-ci, cette semaine, aujourd’hui même pour chercher à atteindre vos buts, à court comme à long terme ? Inscrivez dans votre agenda les intiatives concrètes que vous devez mener à bien, soit de façon régulière, hebdomadaire ou quotidienne, soit en une seule fois. (exemple : je peux définir une plage horaire dans ma journée réservée à l’écriture et commencer à démarcher des maisons d’édition)

Si on ne se définit pas d’objectifs précis, on est à la merci de forces extérieures – ce qui conduit rarement à des activités autoconcordantes. On est donc face à un choix : réagir passivement aux exigences extrinsèques, ou contribuer de manière active à la création de sa propre vie.  >>

J’ajoute finalement que cette méthode est très bonne pour conserver une certaine motivation, avoir, en somme, une raison de se lever le matin, une raison de vivre.

Avez-vous envie d’essayer cette méthode ou non ? Peut-être en avez-vous une semblable, bien à vous ?

N’oubliez pas de sourire !

On ne peut plus dire que l’automne approche, parce qu’il est déjà là et se fait franchement remarquer. Autour de moi, ces temps-ci, personne ne va vraiment bien, l’ambiance générale est au tirage de tronche, alors j’ai décidé de faire un rappel puisque que visiblement, cet article n’a servi à rien ! Alors on reprend depuis le début : je vous propose à nouveau un petit exercice présenté dans Le miracle de la pleine conscience de Thich Nhat Hahn dont vous savez que je suis une grande fan maintenant.

<< Le demi sourire le matin au réveil ~ Accrochez une branche, un signe, ou même le mot « sourire » au mur ou au plafond, de façon à ce que vous le voyiez dès que vous ouvrez les yeux. Ce signe vous aidera à vous le rappeler. Utilisez les secondes précédant votre lever pour prendre contact avec votre respiration. Inspirez et expirez trois fois en douceur en amenant le demi-sourire. Suivez votre respiration. >>

Et vous, pensez-vous à sourire ?

Où est le bonheur ?

Ce soir, j’ai ouvert mon carnet de notes, et j’ai trouvé une page abîmée sur laquelle j’avais écrit il y a maintenant longtemps un adage tibétain.

<<Chercher le bonheur en dehors de nous, c’est comme attendre le soleil dans une grotte orientée vers le Nord>>

Bien sûr, si j’ai noté cette phrase, c’est qu’elle me parle. Mais alors j’ai eu envie de partager ce qu’elle m’inspire avec vous, parce que je crois que ce n’est pas totalement dénué de sens (sinon, je me serais abstenue de me ridiculiser sur le Net). 

Grossièrement, il s’agit d’être conscient qu’on ne peut compter que sur soi-même pour être heureux. C’est peut-être triste à dire, mais nous ne devons pas chercher le bonheur ailleurs qu’en nous-mêmes : je pense que s’il est possible que quelqu’un ou une situation nous rende heureux, il ne pourra s’agir que d’un bonheur instable et nécessairement éphémère. J’aurais bien sûr aimé avoir des tas d’exemples à vous donner pour illustrer mes propos, mais rien ne me vient d’autre que les moines zen. Ils trouvent la paix en eux par le biais de la méditation, de la Pleine Conscience. Et certains d’entre eux, même torturés, privés de tous leurs biens et des êtres qu’ils aimaient, disent avoir malgré tout connu un état de profonde tranquillité intérieure. Dans le bouddhisme, il y a un terme pour cela : sukha. Sukha est bien plus profond que la joie, la satisfaction et la jouissance, qui sont éphémères. Et rien ni personne ne peut vous faire atteindre cet état, à par vous-mêmes ! Alors ne cherchez plus. C’est du moins ce que je crois.

Et vous, où pensez-vous qu’est le bonheur ?