Les Quatre Nobles Vérités

En l’an – 525  Gautama Siddhartha, devenu Sakymûni suite à son éveil sous l’arbre de la Bodhi, prit conscience de toute l’ampleur de la souffrance humaine. Il souhaitait libérer l’humanité de celle-ci, mais ce n’était pas chose aisée. Aussi choisit-il de communiquer à tous la façon de se libérer eux-mêmes, en énonçant les Quatre Nobles Vérités, celles qui permettraient à chacun de comprendre commun s’engager sur le chemin du perfectionnement et de la libération spirituels.

Aussi, il se rendit à Isipatana (à Bénarès), au parc des Gazelles, et transmit à cinq ascètes – ses compagnons rencontrés suite à son départ du palais royal – les Quatre Nobles Vérités.  On appelle ce discours le premier sermon du Parfait, engageant sur la voie de l‘Enseignement Progressif, mais aussi Dharma Cakrapravartana Sutra (sermon mettant en mouvement la Roue de la Loi) ou plus simplement, le Sermon de Bénarès.

La première noble vérité : Dukkha Sacca ~ La Souffrance

C’est ce à quoi l’homme est le plus accoutumé, l’état dont il est le plus familier  : sa condition même n’est que souffrance. Elle se manifeste sous toutes sortes de formes, prenant le visage de l’amour quand on perd un être cher ; celui du désir quand on souhaite ardemment obtenir quelque chose, sans succès, ou encore celui de le la haine. Néanmoins, ses apparences sont infinies.
Le terme de dukkha peut être associé à l’impermanence du bonheur, l’imperfection ou encore l’insatisfaction. On traduit généralement dukkha par « la vie est souffrance ».

La deuxième noble vérité : Samudaya Sacca ~ Les Causes de la Souffrance

Cette seconde vérité traite de l’origine de la souffrance, sa provenance et ses causes. Elle présente les différents aspects de la souffrance, ce qui la provoque chez l’homme, et les causes sont nombreuses.
Selon Bouddha, l’homme est victime de la « soif », de son avidité constante.

La troisième noble vérité : Nirodha Sacca ~ L’Extinction de la Souffrance

Cette vérité définit l’état de l’esprit humain une fois nettoyé de toutes ses illusions qui le rendent vulnérable et ignorant.

La quatrième noble vérité : Marga Sacca ~ La Voie vers l’Extinction de la Souffrance

Ce sont les moyens d’entraver la souffrance et de finalement l’éradiquer, le chemin menant au Nirvâna, le Noble Sentier Octuple. C’est la libération de l’esprit, l’état qui correspond à l’Eveil.

« Il y a, ô moines, deux extrêmes qui ne doivent pas être fréquentés par un religieux errant: celui qui est l’attachement aux plaisir sensuels, vil, rustre, vulgaire, ignoble, associé au malheur, et celui qui est l’attachement à la macération de soi-même, pénible, ignoble, associé au malheur. Voici, ô moines, également éloigné de ces deux extrêmes, le chemin du milieu découvert par le Tathâgata, celui qui a crée œil (œil par lequel on voit la doctrine bouddhique), qui a crée la connaissance, qui conduit à l’apaisement, à la connaissance surnaturelle, à l’Éveil complet, a l’Extinction. Quel est, ô moines, ce chemin du milieu découvert par le Tathâgata, celui qui crée œil, qui crée la connaissance, qui conduit à l’apaisement, à la connaissance surnaturelle, à l’Éveil complet, à l’Extinction. C’est la sainte Voie aux huit membres, à savoir l’opinion correctes, l’intention correcte, la parole correcte, l’activité correcte, les moyens d’existence corrects, l’effort correct, l’attention correct et la concentration correcte. Tel est, en vérité, ô moines, le chemin du milieu découvert par le Tathâgata, celui qui crée œil, qui crée la connaissance, qui conduit à l’apaisement, à la connaissance surnaturelle, à l’Éveil complet, à l’Extinction

Voici encore, en vérité, ô moines, la sainte Vérité de la douleur: la naissance est douleur, la vieillesse est douleur, la maladie est douleur, la mort est douleur, l’union avec ceux que l’on déteste est douleur, la séparation avec ceux que l’on aime est douleur, ne pas obtenir ce que l’on veut est douleur, en résumé les cinq agrégats d’appropriation sont douleur.

Voici encore, en vérité, ô moines, la sainte Vérité de l’origine de la douleur: c’est la soif qui conduit à renaître, accompagnée de l’attachement au plaisir, qui se réjouit ici est là, c’est-à-dire la soif du désir, la soif de l’existence, la soif de l’inexistence.

Voici encore, en vérité, ô moines, la sainte Vérité de la cessation de la douleur: ce qui est la cessation et le détachement complet de cette même soif, son abandon, son rejet, le fait d’en être délivré, de ne plus s’y attacher.

Voici encore, en vérité, ô moines, la sainte Vérité du chemin qui mène à la cessation de la douleur: c’est la sainte Voie aux huit membres, à savoir l’opinion correctes, l’intention correcte, la parole correcte, l’activité correcte, les moyens d’existence corrects, l’effort correct, l’attention correct et la concentration correcte. »

Vinayapitaka des Theravâdin, édition siamoise, vol. IV, pp. 17-23 in Bareau, Bouddha, pp. 90-93)

<<Doutez de tout, et surtout de ce que je vais vous dire.>>

Sakyamûni Gautama, le Bouddha

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Une réflexion sur “Les Quatre Nobles Vérités

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