Les croyances limitantes ~ C’est quoi ?

Encore un peu de psychologie aujourd’hui. Je voulais vous parler des croyances limitantes, et je suppose que vous avez tous au moins une idée vague de ce que cela peut-être. Aussi, pour que les choses soient plus claires dès le départ, voici un petit conte que l’on peut trouver un peu partout, sur le Net et dans les livres, qui me permettra d’éclairer des propos peut-être flous.

 

<< Un jour, un homme trouva un jour un œuf d’aigle et le déposa dans le nid d’une poule. L’aiglon vit le jour au milieu d’une portée de poussins de basse-cour et grandit comme eux.

Toute sa vie l’aigle fit ce qu’une poule de basse-cour fait normalement. Il chercha dans la terre des insectes et de la nourriture. Il caqueta de la même façon qu’une poule de basse-cour. Et lorsqu’il volait, c’était dans un nuage de plumes et sur quelques mètres à peine.

Après tout, c’est ainsi que les poules de basse-cour sont censées voler.

Les années passèrent. Et l’aigle devint très vieux. Un jour, il vit un oiseau magnifique planer dans un ciel sans nuage. S’élevant avec grâce, il profitait des courants ascendants, faisant à peine bouger ses magnifiques ailes dorées.

« Quel oiseau splendide ! » dit notre aigle à ses voisins. « Qu’est-ce que c’est ? »

« C’est un aigle, le roi des oiseaux, » caqueta sa voisine. « Mais oublie ça. Tu ne seras jamais un aigle. »

Ainsi l’aigle n’y pensa jamais plus.

Il mourut en pensant qu’il était une poule de basse-cour. >>

Pour faire simple, une croyance limitante peut être triviale (« je suis laid ») ou bien plus problématique (le racisme est l’exemple par excellence). Ces croyances sont des interprétations basées sur notre vécu : que ce soit un événement ponctuel plus ou moins traumatisant ou bien la répétition d’une même situation déplaisante (et là je pense bien fort à tous ceux qui ont accumulé les partenaires amoureux foireux et qui pensent donc qu’ils ne sont pas faits pour être en couple, ou bien que tou(te)s les hommes/femmes sont pareil(le)s).

Vous l’aurez compris, ce genre de croyance est handicapante puisque nous voyons alors la réalité avec un filtre qui la fausse, celui que nous nous sommes fabriqué selon notre vécu.

De plus, il est difficile de démasquer ces croyances puisque souvent, celles-ci sont inconscientes. Un travail sur soi est nécessaire pour les identifier. Néanmoins, savoir que ces croyances existent est déjà une étape importante puisque cela permet d’entamer un processus de recherche. Bien souvent, il faut se tourner pour les trouver vers les traumas de l’enfance en particulier mais de notre vie dans son ensemble, les critiques qui nous ont atteints, les échecs et déceptions qui nous ont marqués… 

Pensez-vous avoir identifié certaines de vos croyances limitantes ?

17 réflexions sur “Les croyances limitantes ~ C’est quoi ?

  1. T’as changé ton Gravatar, moi aussi ! Etre toujours plus prêt du réel, de ce que l’on est ! Ne pas se limiter à une image qui ne correspond plus à l’instant. Très joli ce dessin !
    Si tu aimes les histoires de poule j’ai la solution "de la poule ou de l’oeuf qui était là le premier." !
    Pour l’aigle, il ne devait pas être bien finaud pour ne pas voir qu’il avait de grandes ailes faites pour voler !

      • Tu connais une histoire du même genre avec un éléphant qui pensant ne pas pouvoir se libérer de ses chaînes car, il avait déjà essayé plus jeune et n’avait pas réussi, en grandissant il était resté avec cette idée-là, c’étant résigné, n’avait plus jamais rééssayé ! La connais-tu ?

  2. Pour rester dans le sujet on est tous conditionné par notre environnement, notre enfance…. Va savoir si on n’est pas tous comme ce pauvre et pitoyable aigle ? Comment pouvait-il se rendre compte de son pouvoir s’il n’avait pas de miroir ou de modèle? Comment trouver sa vraie nature si l’environnement te conditionne dans un type bien défini et t’y maintient ? Retour sur soi, son enfance, les échecs ou les critiques qui nous ont marqués. Je ne vois pas comment pourrait naître une lueur d’espoir de ce type de constat. Ce raisonnement ne serait-il pas aussi limitant que son sujet ?
    Il y a les modèles que l’on choisit, les buts que l’on se donnent, les amis que l’ont choisis, les idéologies qui nous séduisent… Autant de signes extérieurs qui nous aident à sortir du brouillard autoconditionné, si l’on a un regard un temps soit peu attentif à autre chose que soi-même.

  3. Pas floue mais conventionnel. Il faut arriver à penser autrement, à penser par soi-même, à se déconditionner ! Ce n’est pas une mince affaire. Déjà comprendre qu’en ouvrant son esprit au présent, tout ce qu’on a besoin est là… d’autant si on n’a besoin de rien !!!

  4. Parfois ce que l’on considère comme une sortie du conditionnement n’est qu’une entrée dans un autre conditionnement. Si je me place devant deux voies et que j’ai suffisamment de lucidité pour savoir que je peux sortir de la voie habituelle pour aller sur l’autre voie, est-ce que je n’agis pas par conditionnement ? Dans ce texte le conditionnement est la restriction de choix que l’aigle s’impose par son point de vue tout autant restrictif. Aussi, les poules sont le facteur extérieur. Mais comment cet aigle peut-il s’en sortir ? Le rêve extra-lucide ! En effet, ce qu’il prend pour un rêve est quelque chose de faisable même si dans la subjectivité qui est sienne, dans sa réalité ce qui est naturel et sensé est cloîtré dans le domaine de la folie et comme disait Schopenhauer : « Le rêve est une courte folie et la folie on long rêve » ( Quelque chose comme cela ). Quoi qu’il en soit, ce texte est super positif puisqu’il nous place face à un échec qui engendre un malaise et nous place devant des réalités et celles-ci se passent aujourd’hui, devant nous, autour de nous : y sommes-nous étrangers ?
    Je crois qu’il faille aller chercher plus loin, c’est cela qui est intéressant. Un texte concis où le lecteur a la liberté d’interprétation où le travaille de recherche lui reste à faire : tout n’est pas dit mais beaucoup de sens restent sous-entendu, à chercher, à travailler et c’est ce travail-là qui est profiteur.

    De mon expérience je suis une personne avec une étiquette comme l’aigle, avec un passé qui m’a conditionné d’une façon extrême, mais la foi en soi, en la vie, mes rêves ont fait que je me suis envolé car j’aurais préféré mourir plutôt que ne pas suivre cette foi-là et ces rêves-là. Ma folie était là ! Mais quitte à être fou j’ai préféré être un rêveur fou plutôt qu’un fou rêveur : soit on rêve sa vie ou soit on vit ses rêves. J’ai choisi. Vu que j’étais prêt à tout perdre pour suivre cette voie profonde, cette intuition comme l’aigle pouvait en avoir une, rien ne pouvait m’arrêter. Je suis devenu sourd aux paroles décourageantes comme l’histoire de l’allégorie de la grenouille si vous connaissez ( je la mettrai sur mon blog, bientôt, je pense ).

    Sinon je suis d’accord pour ce que tu dis Daniel pour l’avatar ( concernant le fait de le changer ). Je le trouve très joli ! :)

    Merci pour ce texte. ;)

  5. je dirais seulement "tout est possible à celui qui croit". Bel article :) Et merci beaucoup d’avoir mis mon blog dans tes favoris, je n’avais pas vu!

  6. Ping : Zen Uchi

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